Montréal, ville mobile

Ou comment les jeunes aspirent à un changement de paradigme pour le transport

La thématique des transports et de la mobilité occupe une place importante dans le quotidien des jeunes Montréalais. Source de peurs, de frustrations et de colère, la question alimente aussi leurs espoirs. De 6 à 17 ans, tous souhaitent une ville qui fasse une plus grande place aux vélos, aux piétons, au transport en commun et qui valorise l’énergie électrique. Particulièrement résolus dans leur volonté d’un changement de paradigme, les jeunes portent toutefois en eux nos propres contradictions par rapport au modèle tout-auto.

Éliane Brisebois

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La thématique des transports et de la mobilité est une préoccupation majeure pour les jeunes Montréalais, comme le montrent les résultats des Tours de tables. Le sujet, l’un des plus récurrents de l’édition 2017, a été abordé dans les 19 arrondissements de la Ville, soit par un des deux groupes d’âge (enfants et adolescents) rencontrés, soit par les deux.

Une réalité quotidienne

Les transports faisant partie du cadre mental des enfants et adolescents qui habitent en ville, il n’est pas étonnant que cette thématique soit revenue aussi souvent dans les discussions. La trame urbaine dans laquelle ils vivent est marquée par les infrastructures routières où circulent camions, autobus, voitures, deux roues et vélos, mais aussi par le réseau de métro. Ces éléments physiques font ainsi partie de leur environnement immédiat.En témoignent leurs réponses à la question : « Quels éléments vous font dire que vous arrivez chez vous ? » Panneaux de signalisation, arrêts de bus, stations de métro, ponts, pistes cyclables, autoroutes, voies ferrées, gares, etc. ont été identifiés par de nombreux jeunes comme des points de repère qui les aident à reconnaître leur quartier et balisent leur retour à la maison.

La relation qu’ils entretiennent avec cet élément central de leur vie apparaît comme paradoxale : bon nombre d’entre eux semblent passer beaucoup de temps dans la voiture avec leurs parents, disent détester les embouteillages et s’inquiéter que les transports motorisés représentent un danger pour l’environnement. D’autres vantent le système de transport collectif tout en espérant qu’il soit bonifié. D’autres encore déplorent la mauvaise qualité des routes, les inconvénients liés aux nids de poule et aux multiples chantiers routiers.

Une menace multiforme

Dans de nombreux cas, les transports ont été évoqués comme des désagréments de la vie montréalaise, auxquels il faudrait apporter des changements et trouver des solutions. Ils figurent parmi les défauts de la ville les plus souvent cités.

Plusieurs jeunes associent les transports aux problèmes de pollution et aux nuisances sonores et visuelles. La réponse de Wilphried Sulivan, 10 ans, de Lachine, le résume bien :

« Moi, je déteste [ (...) ] la pollution. Il faut utiliser la voiture JUSTE quand on en a besoin, par exemple pour aller d’un bout du monde à l’autre bout du monde. »

En plus d’être une cause de pollution, la voiture est vue comme un danger par de nombreux enfants et adolescents, qui la perçoivent comme une menace lors de leurs déplacements à pied ou en vélo. Dans plusieurs conversations, les jeunes ont affirmé ne pas se sentir en sécurité dans les rues et ruelles de Montréal. Ils dénoncent la vitesse, regrettent le grand nombre de véhicules et déplorent le peu de respect du code routier. Nombreux sont ceux qui souhaitent voir davantage de mesures d’atténuation de la circulation dans leur quartier, à l’image de cette conversation :

« Y’a des personnes qui roulent vite en auto, j’aimerais qu’ils aillent moins vite. »

Laurent, 11 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

« Quand c’est le feu rouge, les voitures ou bus ne respectent pas le code de la circulation et ne s’arrêtent pas. »

Galliane, 8 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

« Sur le chemin de l’école, par exemple, les voitures ne nous laissent pas passer ! »

Royale, 7 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

« Nous, on a juste les trucs qui clignotent en rouge et un brigadier, mais plus de bosses à côté de l’école pour faire ralentir les autos, ce serait mieux. »

Jules, 10 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

« Les autos ne devraient pas rouler dans la ruelle et [il faudrait] mettre des panneaux “Attention, nos enfants sont en liberté dans la ruelle”. »

Éva, 9 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

Ce que confirment d’autres enfants, comme cette montréalaise :

« J’aime beaucoup les endroits où [...] les enfants peuvent courir partout et faire des choses. J’aime les ruelles bloquées près de chez moi où les autos ne peuvent pas passer parce qu’on peut jouer là en sécurité. »

Shannon, 8 ans, Le Sud-Ouest

Les enfant et adolescents vivent aussi des inquiétudes dans leurs déplacements. Certains croient qu’une plus grande présence policière permettrait d’améliorer leur sécurité. Cette ado, qui vit à Rosemont–La Petite-Patrie mais qui a habité presque toute sa vie à Outremont, témoigne de son expérience dans ses déplacements à pied :

« À Outremont, [...] peu de monde surveille. Chaque matin, il y a des gens qui ne marquent pas le stop, et pas assez de monde qui vont donner un ticket, alors que toi, tu risques de te faire frapper. C’est pas vraiment le fun et ça gâche un peu ta journée. Donc oui, la présence policière manque, je trouve. »

Charlotte, 14 ans, Rosemont–La Petite-Patrie

Les effets néfastes du tout-auto

L’état des routes, les chantiers de construction et les embouteillages, auxquels s’ajoutent leurs répercussions sur la perte de temps et d’espace, ont été mentionnés dans de nombreux arrondissements. Ils incarnent les désagréments qui irritent le plus les enfants et les adolescents.

Par exemple, dans l’arrondissement de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, trois des sept adolescents rencontrés affirment que les chantiers à répétition sont une des choses qui les énervent le plus à Montréal, car cela engendre du trafic qui fait « doubler » la durée des trajets.

À Verdun, même constat :

« Ils bloquent les rues et [...] nous empêchent de passer avec nos longboard. En plus, les chantiers ne sont souvent pas en activité. Le problème n’est pas les chantiers, mais le fait que personne n’y travaille et que ça boque la rue pour rien. »

Jonathan, 14 ans, Verdun

« Il devrait y avoir une meilleure répartition des travaux. »

Nicoaly, 13 ans, Verdun

« On veut que les trous dans les rues soient réparés, mais que les chantiers soient plus efficaces. »

Alexandre, 12 ans, Verdun

«[Pour ma part, si j’étais mairesse, je ferais] moins de réparations ou les ferais plus vite pour que ça ne dure pas des années, comme par exemple le chantier près du Stade olympique.»

Touka, 13 ans, Mercier–Hochelaga-Maisonneuve

Les travaux routiers et les problèmes de circulation suscitent donc frustration et incompréhension chez les jeunes [voir aussi l’analyse de Jonathan Lapalme]. Cela frappe aussi leur imaginaire, en fait foi une réplique de Rosalie, 10 ans, d’Anjou, qui proposait que les cônes oranges « qui sont partout » soient désormais « transparents », ou encore la description de Nicoaly, 13 ans, à Verdun, qui dit que si Montréal était un personnage, il serait « un pique-bois parce qu’il y a plein de trous dans les rues ». William, 11 ans, de Lachine, affirme pour sa part que ce personnage « aurait un chapeau de construction : il y a toujours des réparations et des trous dans les rues ».

Les nids de poule ont également été pointés du doigt par les jeunes comme étant des inconvénients lors de leurs déplacements, que ce soit en voiture, en autobus, à vélo ou encore en fauteuil roulant :

« Nous, la plupart du temps, on se déplace en fauteuil roulant, et les trottoirs ne sont vraiment pas en bon état. Donc c’est un peu difficile de se rendre d’un endroit à un autre. Ça peut décourager. C’est près mais pas facile d’accès. »

Kensa, 13 ans, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

Enfin, les chantiers apparaissent comme une source de dépenses injustifiées ou mal gérées aux yeux de plusieurs jeunes. Ici, le discours des parents transparaît à certaines occasions dans celui de leurs enfants :

« Il faut juste que le gouvernement soit plus juste dans ses décisions. Parce qu’il y a des trucs qu’il ne faut même pas reconstruire, puis il le fait. Il faudrait juste qu’il se concentre sur ce qui est important. Parce que mes parents disent qu’il fait des constructions pour rien. »

Liu, 13 ans, Montréal-Nord

La route est alors représentée comme l’endroit où l’on gère le moins bien les fonds publics :

« [Si Montréal était un personnage] il serait riche. Je vois aussi quelqu’un qui... qui... gaspillerait beaucoup son argent pour des choses inutiles. Ils réparent plein de choses, mais ils oublient toujours les rues. »

Adam, 11 ans, Saint-Léonard

« Les matériaux de moins bonne qualité, c’est moins cher, mais comme ce n’est pas de très bonne qualité, ça ne dure pas. À la fin, ça coûte plus d’argent que si tu utilisais des matériaux de bonne qualité puis tu le fais juste une fois. »

Ashley, 9 ans, Ville-Marie

S’ils sont souvent regardés comme un problème, les transports nourrissent aussi les espoirs des jeunes Montréalais. À travers ce sujet, ils posent en quelque sorte une réflexion sur la société, l’urbanisme et l’environnement, et réussissent souvent à se projeter dans une version améliorée de leur ville.

Un espace de tous les possibles

Les enfants et les adolescents ont en tête de multiples souhaits et pistes de solutions qui révèlent une conscience environnementale avancée et un désir d’améliorer le vivre-ensemble en valorisant le partage de la route et les transports actifs pour une société plus en santé.

Ainsi, plusieurs souhaitent revoir la place de l’automobile en ville pour en laisser davantage aux piétons et aux cyclistes. Pour beaucoup, la proximité des lieux qu’ils fréquentent, autorisant les déplacements à pied ou en vélo, et les espaces cyclables ou piétonnisés et les transports en commun, font partie des aspects les plus appréciés de Montréal :

« Ce que j’aime, c’est qu’il y a beaucoup de proximité. Par exemple le marché est proche. On n’a pas besoin de prendre l’auto pour aller quelque part. On peut y aller à vélo ou à pied. »

Olivier, 12 ans, Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension

« Moi, j’aime que c’est pas mal tout accessible à pied. Tout est proche. »

Rose-Marie, 14 ans, Le Sud-Ouest

« Ici, c’est comme une métropole. Il y a vraiment tout, pour vrai ! On a juste à aller dans le métro, pour parcourir presque toute l’île. J’aime bien le métro Azur, c’est vraiment cool. »

Meryem, 12 ans, Ahuntsic-Cartierville

Il est « irrationnel » de consacrer tant d’espace aux voitures.

Reste que, pour beaucoup d’entre eux, la place accordée aux vélos laisse à désirer. Par exemple, un adolescent qui habite dans le Mile-End aimerait que le « développement » de Montréal ne s’oriente plus autour du règne de l’auto solo. Selon lui, il est « irrationnel » de consacrer tant d’espace aux voitures et propose d’améliorer le transport en commun pour qu’il soit plus facile de vivre sans voiture :

« Les voitures prennent trop de place par rapport aux vélos. Une voiture prend beaucoup de place, fait beaucoup de bruit, elle utilise beaucoup d’énergie et de route pour ne déplacer souvent qu’une seule personne, ce n’est pas rentable. [...] Les routes que l’on construit coûtent plus cher que les pistes cyclables, donc si on finance les pistes cyclables, ça reviendra moins cher et on ira dans le sens de pays développés comme la Suède. On pourrait développer de plus en plus de transport alternatif pour ne pas avoir à transporter une seule personne dans une voiture, ça serait plus efficace. »

Majdi, 16 ans, Outremont

Alexandra, 13 ans, présente au même Tour de tables à Outremont, croit aussi qu’il faudrait ajouter des pistes cyclables et que celles-ci devraient être davantage protégées des voitures. Romy, 12 ans, de Pierrefonds–Roxboro, abonde dans le même sens, et précise « qu’il faudrait élargir les pistes cyclables pour moins de pollution. Il y aurait moins de voitures et plus de gens [qui] feraient du sport ». Ce serait aussi son plan, si elle était mairesse de la ville, et elle est persuadée qu’il s’agit d’un projet « réalisable ».

Plus à l’Est, une participante pense que cela encouragerait également des modes de vie plus sains :

« J’aime le fait que dans le coin, c’est relax et paisible, pour les vélos je trouve ça assez sécuritaire, même s’il n’y a pas beaucoup de pistes cyclables. Ben c’est sûr que [davantage de pistes cyclables] ça aiderait. Moi au début, je n’aimais pas faire du vélo à cause de ça, parce qu’il n’y en avait pas assez et donc j’avais peur. Mais avec le temps je me suis habituée. Plus de pistes cyclables, c’est mieux pour initier les jeunes au sport. »

Annabelle, 12 ans, Anjou

Evelyne, 8 ans, de Lachine, fait aussi le souhait que « les voitures disparaissent et [que] les vélos les remplacent ». D’autres rêvent en grand :

« J’ai une idée, c’est un gros projet : que Montréal n’accepte plus les voitures, tout serait entouré d’un parking de gazon. Il y aurait juste des transports en commun comme les bus, les tramways, le métro... [...] Le plus gros obstacle [à mon projet], ce serait l’avis des gens : plusieurs personnes ont des voitures à Montréal, ils penseraient que c’est trop difficile. »

Youssef, 11 ans, Verdun

Miser sur les transports en commun

Le transport en commun fait en effet partie des espoirs des jeunes :

« C’est sûr que si on utilise le transport en commun, ça fait moins d’embouteillages. Mettons, un autobus ça réduit le nombre d’autos sur la route. »

Annabelle, 12 ans, Anjou

« Il paraît qu’un bus c’est 50 autos de moins, c’est écrit derrière les bus. Moi je doublerais le nombre d’autobus, parce qu’on attendrait moins et en plus ça ferait moins de monde sur la route. Comme ça les gens prendraient plus l’autobus. »

Antoine, 12 ans, Anjou

Le système de transport collectif dans sa forme actuelle est apprécié par plusieurs d’entre eux, mais suscite une pluie de suggestions d’amélioration. Ils veulent un système plus efficace, plus accessible financièrement, plus de passages d’autobus, une adaptation des passages de bus aux horaires scolaires, des correspondances mieux coordonnées, de nouvelles stations de métro, etc. Le témoignage de Sylvie, 14 ans, de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, présente une réalité qui semble vécue par plusieurs jeunes :

« Le bus à Montréal, ouais, je l’adore, mais la seule chose énervante... soit ça ne passe pas du tout, soit il arrive 30 minutes en retard, et il n’y a pas d’autres bus que tu peux prendre. Quand je dois aller à l’école et que le bus est en retard, ce n’est pas ma faute, mais l’école te dit que ce n’est pas sa faute non plus, mais je suis pénalisée. Ça, c’est vraiment énervant. »

D’autres préconisent des solutions plus techniques : l’électrification des transports suscite ailleurs beaucoup d’enthousiasme. Elle est vue par plusieurs jeunes comme une solution bonne pour l’environnement. Ainsi, Jahromey, 8 ans, de Verdun, rêve à « quand on va construire plus de véhicules électriques pour que ça pollue moins la Terre ». Il souhaite que l’on construise de « grosses batteries pour les voitures et aussi plein de recharges pour recharger ». Il concède que « le plus difficile, c’est de créer les recharges ».

Jules, 10 ans, de Rosemont–La Petite-Patrie, propose pour sa part que les camions à ordures deviennent eux aussi électriques.

Un plus jeune fait ce souhait :

« Je voudrais... que... c’est pour la planète que je fais ça. Je voudrais détruire toutes les voitures gazeuses et mettre des autos électriques. [...] et que le soleil soit plus fort pour les panneaux solaires. »

Toma, 8 ans, L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève

Mais il reconnait que ce ne serait en aucun cas facile :

« Les gens ont besoin de leurs autos. Mais ça coûte cher l’énergie électrique et solaire, je ne sais pas si les gens seraient prêts à payer. On pourrait leur dire que bientôt, il n’y aurait plus de Terre. »

Un dernier aspire à la mise en place d’énergies propres, mais il perd son enthousiasme quand il parle des gens :

« Les gens sont un obstacle parce qu’ils ne veulent pas changer, ils veulent toujours garder la même source d’énergie. Sans baguette magique, mon idée serait difficile [à réaliser] parce que la plupart des gens ne veulent pas adopter une nouvelle ressource comme l’eau qu’on pourrait recycler ou alors l’air, parce que ce sont des éléments de la nature qu’on peut utiliser. Mais les gens disent qu’ils ne sont pas assez puissants, comme les éoliennes, on dit que c’est pas assez puissants pour des voitures. »

Medhi, 8 ans, Ahuntsic-Cartierville

Loïc, 11 ans, de Saint-Laurent, apporte un bémol : « à cause des barrages électriques, ça fait quand même de la pollution à long terme ».

Fluidifier la circulation

Pour certains enfants et adolescents, la solution aux problèmes de transports passe par des interventions dans l’aménagement de la ville. Toma, 8 ans, de L’Île-Bizard–Sainte-Geneviève, propose de construire « un autre pont pour qu’on ne soit pas bloqués sur l’Île-Bizard », et précise qu’il désire devenir architecte.

Jonathan, 14 ans, de Verdun, croit qu’on pourrait « construire davantage de stationnements souterrains ou en hauteur afin de libérer les rues et de permettre une meilleure circulation des voitures ».

D’autres adolescents d’Ahuntsic-Cartierville et de Verdun suggèrent quant à eux qu’il faudrait retirer des feux de circulation ou les synchroniser mieux. Ces idées valorisent une meilleure fluidité des transports sans changer le modèle actuel. Mais dans l’ensemble, tous s’entendent sur l’urgence qu’il y a à agir, pour préserver notre planète.

Pour conclure, le sujet des transports et de la mobilité semble préoccuper de nombreux jeunes à Montréal, suscitant frustrations, enthousiasme et espoirs. Cela les touche dans leur vie quotidienne et personnelle — être pris dans le trafic, devoir passer sur les nids de poule en auto, en autobus ou en vélo, ne pas se sentir en sécurité à pied ou à vélo, etc. — Les enfants et les adolescents ont su exprimer leurs visions de la ville à travers la multitude de facettes de ce sujet : une perspective tantôt environnementale, tantôt sociale — la place accordée à l’automobile en ville, le choix du vélo pour que les gens soient plus actifs, etc. — Et, si certains ont offert des propositions audacieuses, ils ont su reconnaître que des changements sociétaux importants doivent être mis en marche pour les voir se réaliser. Dans tous les cas, ils ont été nombreux à souhaiter des améliorations dans la ville et à proposer des solutions au bénéfice de tous.

Éliane Brisebois est journaliste indépendante et agente de recherche à l’UQAM, spécialisée dans les sujets du gaspillage alimentaire, des systèmes alimentaires alternatifs et de la transition écologique.